La collection “Mini Théâtre” s’agrandit… Découvrez vite en librairie le rêve fou de Pat L’éléphant pour réconcilier tous les animaux de la savane, et l’histoire de l’humanité en 48 pages et une chaise !
> Le rêve fou de l’éléphant, d’Emmanuel Trédez
> La chaise, de Grégoire Kocjan

Chaque humanimal est un être unique, mi-enfant mi-animal, doué de capacités extraordinaires…
> Les humanimaux, une série originale d’Éric Simard qui vous fera voir le monde autrement !

Enfin, deux romans choc pour penser le monde d’aujourd’hui. Et pour nous rappeler que oui, la littérature peut changer le monde !
> Et mes yeux se sont fermés, de Patrick Bard
> Macha ou l’évasion, de Jérôme Leroy

Qu’incarne à vos yeux le Capitaine, ce personnage très ambigu et fascinant du monde de la Fin ?
Les personnages ambigus sont forcément les plus intéressants ! Personne n’est programmé à l’avance pour être bon ou méchant. On peut même parfois être les deux au cours d’une vie, voire les deux en même temps. Le capitaine est un ancien militaire qui s’occupe de la sécurité de la Résidence où la famille de Macha s’est retranchée. Mais il est fasciné par la révolte, le courage et l’intelligence de cette adolescente. C’est ainsi que Macha, presque malgré elle, lui fait comprendre que sa place est ailleurs, qu’il sera plus utile en agissant autrement. Le Capitaine, pour moi, c’est l’image même d’une force inouïe qui, selon les circonstances, peut basculer du côté de la violence égoïste ou au contraire se mettre au service de la liberté d’autrui.


En quoi la jeunesse de Macha est-elle emblématique des dysfonctionnements du monde de la Fin ?
Macha est une lycéenne révoltée, dont la situation familiale est compliquée. Elle regarde ce qui se passe autour d’elle. Elle voit par exemple qu’une catégorie favorisée de la population, dont elle fait partie malgré elle, cherche à se mettre à l’abri dans des résidences sécurisées. Elle va rencontrer d’autres jeunes dont Karim, son amoureux, qui pensent comme elle. Cela la rassure un peu, mais ça n’empêchera pas le monde autour d’eux de s’écrouler, avant que quelque chose d’autre ne renaisse.

Comment avez-vous imaginé et façonné ce monde de la Douceur, qui est terriblement séduisant pour le lecteur ? Les ZAD* qui existent déjà en sont-elles les prémisses ?
Je suis frappé par le côté extrêmement dur et pessimiste des romans qui imaginent notre avenir. J’ai eu envie, moi, de dire que d’autres scénarios étaient possibles. On appelle ça une utopie, mais ça n’a rien de péjoratif. Et je pense sincèrement que dans la période troublée, angoissante que nous vivons, il y a malgré tout des signes encourageants. Les ZAD en font partie, même si elles ne sont pas à envisager comme un « modèle », plutôt comme une possibilité à long terme de vivre mieux ensemble. La Douceur, c’est une vie communautaire mais sans contrainte. C’est un monde où l’autre en face de moi n’est plus systématiquement un concurrent, un adversaire. Un monde où il est au contraire impossible d’être heureux si on est heureux tout seul.

* ZAD : Zone d’Aménagement Différé, que les zadistes, qui les occupent, appellent « Zone À Défendre ».

Le monde de la Douceur vient d’entrer dans sa quatrième génération. Dans la Douceur, il n’y a plus de téléphones portables, plus de pollution, la course au profit a disparu. Macha-des-Oyats, qui a cent sept ans, est née au tout début du 21e siècle. Elle est l’une des dernières personnes à avoir connu le monde de la Fin. Alors, pour les jeunes qui le lui demandent, Macha accepte de raconter : sa jeunesse, cette époque ultraviolente, sa fuite vers un idéal…

Macha-des-Oyats, la narratrice de votre roman, a 107 ans ! Pourquoi avoir choisi un personnage si âgé pour s’adresser aux jeunes d’aujourd’hui ?
Macha, par son âge, est en fait le témoin de ce que j’appelle le monde de la Fin, celui dans lequel vivent les jeunes d’aujourd’hui. Mais ce n’est pas la fin du monde pour autant ! Je pense au contraire que nous réussirons à faire advenir au bout du compte un monde bien meilleur, bien plus agréable à vivre et harmonieux. Et c’est dans ce futur utopique que Macha a eu la chance de vivre une grande partie de sa vie.

Après avoir reçu en 2013 le Prix des collégiens du Doubs et le Prix de la revue NRP, le roman de Jérôme Leroy Norlande a reçu ce week-end, lors de la manifestation « Lire à Limoges », le prix Jean-Claude Izzo 2014.

Lire la suite

Pour cette 9e édition, l’association à Livre Ouvert organise le Salon du Polar ‘Encontre le week-end du 8 et 9 février. Cet évènement propose de découvrir des auteurs de bande-dessinés et de romans pour grands et petits autour d’ateliers, débats, spectacles et expositions.

Lire la suite

La 9e édition de Lire en Poche, à Gradignan, aura  lieu le premier week-end d’octobre, du 4 au 6 octobre. Cette année, la thématique du salon est le Temps, notion vaste et mystérieuse qui irrigue le monde de la littérature depuis ses origines.

Lire la suite

Après une pause estivale bien méritée, les salons littéraires sont de retour ! Et ce sont Les mots Doubs de Besançon qui ouvrent le bal les 20, 21 et 22 septembre prochains pour une douzième édition qui s’annonce tout particulièrement riche cette année, avec une programmation littéraire élargie à la musique et au cinéma.

Lire la suite