Dans votre histoire, c’est le grand-père de Daniel qui a créé la première « Maison de départ » en 2022. Pouvoir redonner vie aux êtres qui nous sont chers grâce au virtuel, est-ce vraiment si proche de nous, à votre avis ?

En écrivant La Maison des reflets, j’ai beaucoup pensé au cas Facebook. Au fil des ans, le réseau s’est transformé en une sorte de cimetière virtuel mondial, avec des milliers de profils changés en espaces de recueillement et de souvenir. J’imagine que personne n’avait songé à cette possibilité au départ, et cela paraissait même sordide, mais les utilisateurs s’en sont emparés. D’une certaine manière, la technologie a déjà commencé à modifier notre rapport au deuil. Le jour où l’on aura des avatars virtuels vraiment convaincants, je ne vois pas pourquoi l’on suivrait un autre chemin – Ray Kurzweil, qui travaille chez Google sur la question, estime d’ailleurs à 2030 l’arrivée d’avatars de ce genre. À partir de là, les reflets ne seront sans doute plus très loin…




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