Votre roman est construit en trois parties aux tonalités bien distinctes, qui s’éclairent mutuellement. Comment avez-vous conçu votre intrigue ?

Le Grupp est d’abord un récit à deux voix, celles de deux frères, Stan et Scott, qui ont trois ans de différence. Ce sont deux visions d’une société qui se confrontent, l’un accepte ses règles vues comme immuables, l’autre les a remises en cause et tente de vivre autrement. L’un espionne le Grupp et l’autre a participé à sa création. Et ces deux points de vue sont légitimes. La troisième partie donne la parole à plusieurs voix, celles de membres du Grupp qui voient enfin leurs espérances être entendues. Un nouveau livre est toujours le produit de ceux qu’on a écrits avant. Dans Nox, on suivait quatre narrations avec des personnages, à la première personne, qui se croisaient. Dans L’accident, on découvrait, après un premier récit réaliste mais comportant des zones d’étrangeté, un second plus inattendu qui le décodait. Le Grupp s’inspire de ces deux expériences. J’essaie à chaque fois de rendre compte de la complexité du monde au travers d’interprétations personnelles différentes d’une même réalité.




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